dimanche 7 octobre 2018

"Première année", de Thomas Lilti


« Never do to others what they do to you.
You’d better do it to them before they do it to you ! »

Deux amis sont en première année de PACES (concours qui mène aux études de médecine, dentaire, pharmacie, kiné, sage-femme) et se retrouvent confrontés à un rythme de travail intense, des études très exigeantes et une compétition affichée. 

C’est l’histoire que raconte ce film, mais c’est aussi beaucoup plus…



Un film qui donne envie d’aimer Paris
d’étudier dans le quartier latin
de déguster les pains au chocolat de la Maison Galland 😉
et de réussir, mais pas seul-e et pas à n’importe quel prix !

Un film bouleversant, à voir par tous.

(Comédie dramatique avec entre autre Vincent Lacoste, William Lebghil, Michel Lerousseau, Darina Al Joundi, Alexandre Blazy. Sortie en salle le 12 septembre 2018)

mardi 11 septembre 2018

Le mythe national mexicain



A l’occasion de la parution de mon livre intitulé Le mythe national mexicain à travers les manuels scolaires d’histoire, paru dans la collection « manuels scolaires et sociétés » des Editions L’Harmattan, je vous propose ici un petit aperçu de l’histoire de l’éducation au Mexique.

Précisons tout d’abord que l'enseignement primaire est laïque, gratuit et obligatoire. Il est divisé en six niveaux, désignés par des chiffres allant de un à six : le premier niveau est appelé « primer grado », le dernier « sexto grado ».

L'année 1821 fut celle de l'indépendance du Mexique. L'éducation publique naquit quelques années plus tard avec les lois des 21 et 23 octobre 1833 et la création de la Dirección General de Instrucción Pública. On détruisait ainsi le monopole qu'avaient exercé les institutions ecclésiastiques sur l'éducation durant des siècles.
Au début du vingtième siècle on définit le concept d'éducation intégrale : le rôle de l'école est d'éduquer l'enfant et pas seulement de l'instruire. L'éducation doit contribuer au développement harmonieux de l'enfant, du point de vue physique, intellectuel et moral. Fut ainsi introduite l'étude de l'histoire de la Patrie, de la géographie du Mexique et du civisme. Les enseignants devraient désormais développer chez leurs élèves l'amour de la patrie, la fidélité à ses institutions et le désir de participer au progrès de la Nation.
Cependant, l'éducation restait le privilège des classes supérieures et moyennes.
Pendant la Révolution de 1910-1917, le peuple voulut transformer les structures économiques, politiques et sociales, afin d'obtenir de meilleures conditions de vie. L'éducation devait devenir un instrument de lutte contre la stagnation économique, politique, culturelle et sociale. Commença alors à se dessiner une éducation populaire : suppression de la Secretaría de Instrucción Pública et réforme de l'article III de la Constitution, où il est établi que l'Etat a tout pouvoir dans la réglementation de l'école publique et privée et que l'école devra être laïque et gratuite.
Mais l'événement essentiel du début du vingtième siècle fut, en 1921, la création de la Secretaría de Educación Pública (SEP). A sa tête, José Vasconcelos, qui mit en place trois actions fondamentales : développement des Beaux-Arts, création d'écoles et de bibliothèques. Son projet éducatif comprenait éducation indigène, éducation rurale et enseignement technique. Il considérait essentiel que tous les élèves aient des livres de lecture à leur disposition, et son but fut que toutes les écoles soient dotées d'une bibliothèque. La SEP fit éditer des millions de livres de lecture et d'histoire et géographie.
Par ailleurs, il fonda une institution qui eut beaucoup de succès dans les années qui suivirent : la Misión Cultural, il envoya dans les zones isolées du pays des instituteurs qui enseignèrent la lecture, l'écriture, les mathématiques, l'histoire, les arts et les métiers. Ils devaient développer chez les élèves la conscience nationale, et leur apprendre les bases de l'hygiène et de la médecine.
De 1925 à 1930, Moisés Saenz remplaça José Vasconcelos à la tête de la SEP. Il développa les écoles rurales et les écoles normales. Son successeur fut Narciso Bassols, qui impulsa l'enseignement secondaire et technique.
De 1934 à 1940, sous la présidence de Lázaro Cárdenas, l'article III de la Constitution fut modifié et déclarait que l'éducation devait être socialiste, afin d'offrir un enseignement plus en accord avec les principes de la Révolution. Tout le système éducatif fut réformé, de nouveaux programmes furent créés et de nouveaux manuels édités : les livres de lecture « Serie SEP » pour les écoles primaires urbaines, « Serie Simiente » pour les écoles rurales.
De 1940 à 1958, le système éducatif s'est peu développé, à l'exception de l'enseignement primaire en milieu urbain et l'enseignement technique et professionnel. Ce fut une époque de croissance économique, grâce au développement du secteur industriel. Ainsi, le rôle des enseignants était de développer l'enseignement pratique et utile à la patrie, ainsi que le sens moral et le sens du travail. Les particuliers (à l'exception des institutions religieuses) furent autorisés à ouvrir et à diriger des écoles. A l'éducation socialiste, succédait le concept d' «  unité nationale ». 
En 1942, fut votée une nouvelle loi (Ley Orgánica de Educación Pública), où l'on affirmait que l'Etat devait offrir une sensibilisation à l'amour de la patrie, des traditions nationales et de la fraternité humaine. L'hommage au drapeau devait être rendu chaque jour dans les écoles. En 1943, l'hymne national édité par la SEP en 1942 fut déclaré officiel, afin d'encourager le sentiment national.

En ce qui concerne les manuels, il en existait un grand nombre. Leurs auteurs devaient suivre les programmes définis par la SEP et adopter un ton civique et patriotique. Cependant, de nombreux enfants n'avaient pas accès aux manuels, car ils coûtaient très cher.
Sous la présidence de  Adolfo López Mateos (1958-1964), Jaime Torres Bodet était ministre de l'éducation. Les deux problèmes qui se présentaient étaient qu'un grand nombre d'enfants en âge scolaire n'avaient pas accès à l'enseignement et que la qualité de celui-ci était insuffisante dans tout le pays. Ainsi fut établi, le 31 décembre 1958, un décret connu sous le nom de « Plan de los Once Años ».
Un grand nombre d'écoles furent construites, aussi bien en ville qu'à la campagne, et de nombreux enseignants recrutés. Une mesure essentielle fut la création, en 1959, de la Comisión Nacional de los Libros de Texto Gratuitos : l'Etat se chargerait de faire rédiger, illustrer et éditer les manuels correspondant aux programmes de la SEP, et de les distribuer gratuitement à  tous les élèves de primaire du pays.
C'est à l'étude de ces manuels scolaires que nous nous intéresserons dans le livre Le mythe national mexicain à travers les manuels scolaires d’histoire, et plus particulièrement aux manuels d'histoire de l'enseignement primaire édités par la Comisión Nacional de los Libros de Texto Gratuitos de 1959 à nos jours.

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter le site des Editions L’Harmattan :

dimanche 26 août 2018

Le taï chi

Puisque la fin de l'été et la Rentrée sont des périodes propices aux bonnes résolutions, j'ai décidé de mettre en lumière une activité qui pourraient intéresser un certain nombre de personnes : il s'agit du taï chi.
Le taï chi chuan est en fait l'une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise. Il s'agit d'une gymnastique énergétique basée sur l'équilibre dynamique du Yin et du Yang, où l'on enchaîne des mouvements lents et souples en les synchronisant avec sa respiration.
Il permet ainsi de développer souplesse et la coordination, ainsi que la capacité pulmonaire, et procure une véritable détente.
Il est facilement accessible aux débutants. Alors, on essaie ? ;)

samedi 11 août 2018

La canicule

La canicule nous a mis complètement K.O cet été !
Nous sommes tous inquiets de cette augmentation des températures sur la planète.
Que pouvons-nous faire au niveau individuel pour lutter contre ?
Pensons tout d'abord à toutes les solutions qui nous permettent de limiter l'utilisation des climatiseurs...

Et soyons bien conscients qu'en plus des usines et des voitures, les avions polluent énormément. Alors dès que cela nous est possible, préférons le train ;)

De plus, essayons d'économiser l'eau et réduisons également notre consommation de viande, l'élevage intensif des animaux étant la principale cause du réchauffement climatique ! Redonnons toute leur place aux arbres et aux végétaux.

En somme, plutôt que de subir passivement, tentons d'être acteurs de notre bien-être !

jeudi 19 juillet 2018

Partir étudier à l'étranger

Envie de partir étudier dans un autre pays ?
Renseignez-vous bien à l'avance, de façon à bien préparer votre projet !

Si vous souhaitez être coaché-e dans vos recherches, vous pouvez faire appel à une association qui se chargera de vous trouver un établissement et une famille d'accueil. Renseignez-vous par exemple auprès de
AFS

ou CEI
ou encore, intéressez-vous aux programmes d'échange du Rotary


Si vous souhaitez partir étudier dans un pays européen, renseignez-vous sur les programmes Erasmus et Leonardo auprès du bureau des relations internationales de votre établissement.

Renseignez-vous également sur les possibilités de bourses, notamment sur le site du ministère des Affaires étrangères
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-aux-citoyens/preparer-son-expatriation/etudes-superieures/

Partez au moins pour un semestre, afin que votre séjour vous soit vraiment profitable.

Pour obtenir tout un tas de tuyaux et d'infos pratiques, inscrivez-vous sur les forums et lisez les blogs ou regarder les vidéos des étudiants relatant leurs séjours à l'étranger. Vous y trouverez forcément des réponses à vos questions !
Et à votre tour, faîtes partager vos expériences à vos amis et votre famille sur les réseaux sociaux ou sur un blog, cela vous permettra de garder le lien et de mettre en ligne tous vos souvenirs !

Enfin à votre retour, pensez à valoriser ce séjour à l'étranger : mettez en avant toutes vos découvertes, votre niveau de langue, des connaissances acquises dans différents domaines. Et continuez à entretenir votre réseau ;)

vendredi 27 avril 2018

Un Mémoire ? Une Thèse ?

Je précise tout d'abord que je sais de quoi je parle en abordant ce sujet, puisque j'ai moi-même rédigé deux mémoires et une thèse sur l'éducation et l'enseignement de l'histoire au Mexique et j'ai accompagné des personnes ayant fait un mémoire ou une thèse dans différents domaines.
Le premier conseil que je donnerai est : choisissez un sujet qui vous motive vraiment ! Le domaine d'étude doit vous passionner et votre sujet doit être défini de manière précise. Attention, le choix de votre sujet peut être déterminant pour votre poursuite d'études, ne le prenez surtout pas à la légère mais renseignez-vous bien. Les possibilités de financement en découlent également.
Votre directeur de mémoire ou de thèse aura un rôle très important, choisissez une personne qui saura vous guider de manière efficace et avec qui vous avez un bon contact. Il vous expliquera ce que l'on attend de vous exactement, car la méthodologie et les attentes diffèrent selon votre domaine et votre niveau d'étude.
Ensuite, votre mémoire ou votre thèse doit être votre priorité absolue. Si vous avez d'autres préoccupations en tête, vous ne pourrez pas vous concentrer et vous risquez de finir par vous décourager. Ce serait dommage !
Organisez-vous bien, établissez un planning très précis qui bien sûr devra être revu au fur et à mesure de l'avancée de votre recherche.
Commencez par établir une bibliographie en fonction des mots-clés de votre sujet. Puis faîtes des fiches pour chacune de vos lectures et classez-les par thèmes.
Vous pourrez alors établir votre problématique et votre plan, puis vous organiser pour une collecte des données ou des recherches sur le terrain. Notez bien qu'il ne s'agit pas de résumer l'ensemble des lectures que vous avez pu faire, mais d'apporter un regard original sur un sujet original, en vous appuyant sur des observations et des réflexions originales... en somme il s'agit d'essayer d'apporter quelque chose à la recherche !
Soignez particulièrement l'introduction et la conclusion. Dans l'introduction, vous expliquerez l'intérêt de votre sujet et le situerez dans votre champ de recherche, vous annoncerez ce que le lecteur peut trouver dans votre mémoire et quelles en sont les idées directrices (vous annoncez donc le plan). Dans la conclusion, vous synthétiserez les points essentiels de votre exposé et proposerez éventuellement une ouverture permettant d'aller plus loin sur des questions liées à votre recherche.
Prêtez attention à la mise en page de votre travail, ainsi qu'à l'orthographe. La rédaction doit être claire. La bibliographie doit être présentée de manière scientifique.
Pour terminer, faîtes-vous relire par plusieurs personnes avisées, qui vous aideront à repérer les fautes d'orthographe ou les erreurs de syntaxe, ainsi que les passages à revoir afin qu'ils soient compréhensibles pour tout lecteur.
Après avoir soufflé un peu, vous pourrez alors vous préparer pour l'étape suivante, qui est celle de la soutenance. Bon courage à vous !